Quimper, Editions Calligrammes, 1977, in-12, br., couverture rempliée, non paginé. Edition originale tirée à 500 ex. num. Envoi a.s. à Marcel Arland. Deux L.A.S. jointes au même. 2 pages 1/2 (1 in-8 et 1 1/2 in-4). Sans date (Douarnenez, fin avril 1967). Une env. cons.Lettres amicales et concernant le recueil de nouvelles de Marcel Arland, La Musique des anges, qui venait de paraitre. "… vous avez décidément une façon d'aller dans les régions scabreuses qui n'est qu'à vous. Vous frôlez le noir absolu avec je ne sais quelle grâce paysanne, oui, paysanne. Les citadins ne sont jamais gracieux. Elégants, distingués, pas gracieux. Puis les thèmes qui vous obsèdent. Entre autres, la jalousie, très particulière, cette apologie ( ?) de la virginité, ce besoin d'effacer le pêché, d'être l'unique avec l'unique dans un monde actuel. Je me demande pourquoi, à ma connaissance, vous n'avez jamais écrit pour le théâtre. (Ce n'est certes pas le lecteur du T.N.P. qui parle). Vos dialogues n'ont généralement nul besoin de contexte, je veux dire, vivent isolément. Qu'en pensez-vous ? Vos femmes ont une présence dramatique, disent juste ce qu'il faut pour laisser une marge, ou d'inquiétude, ou de joie, marge qui fait le meilleur théâtre. Je vais continuer ma lecture.Quand venez-vous par ici ? La Bretagne est en fleurs, mais quelle lourdeur dans l'air. Décidément, je n'aime pas l'été. Je = mon corps. J'étouffe. Mon cœur peine. Mes nerfs grésillent. On vous attend ".Il espère voir son ami et lui donne sa " véritable adresse " : " 21, rue Grivart. Elle finit sur le port, un peu en l'air. Je ne savais pas où j'allais habiter en venant, d'où l'adresse primitive, qui reste bonne pour la correspondance. Me voilà plus tranquille.Le printemps est là, il va même un peu trop vite. On n'a que le temps du parfum. (…) Je vous présenterai mes amis. Je crois qu'ils vous plairont ".