Traduits de l'anglais et présentés par Maurice BLANCHARD. Paris, Les Quatre Vents, 1944, in-8, 16 pages sous couverture imprimée de papier fort attachées par un cordonnet. Édition originale de la traduction de Blanchard. 1/200 ex. num. sur papier nacré teinté (seul tirage). Envoi autographe signé à Lucien COUTAUD, "Hommage de très cordiale amitié". Trois corrections autographes dans le texte imprimé.
Il est joint 4 sonnets manuscrits autographes à l'encre noire séparés par une colonne sur deux feuillets, 22,5 x 21 cm. Il s'agit des sonnets 27, 65, 73 et 97 tous imprimés dans la plaquette.
« M'étant trouvé, au printemps de l'année 39, devant un puits très noir au fond duquel avait disparu un livre que j’avais eu la faiblesse d’aimer, je m’offris ce divertissement de traduire les Sonnets. J’espérais aussi en tirer de très grands profits poétiques. J’ai failli m’y dissoudre car je m’y pris très mal. Les subtilités grammaticales, sémantiques et autres ne m’embarrassèrent point et pour cause. Je prenais un Sonnet et, sans penser en langage français, je le lisais et le relisais, jusqu’à la fatigue, jusqu’à l’inhibition. Puis je m’efforçais de tout oublier pendant quelques jours et le nouveau poème apparaissait brusquement dans sa forme définitive. Je traduisis ainsi un Sonnet par semaine. Le mot : traduction ne convient pas, identification serait plus exact. Aussi beaucoup de ces identifications me parurent mauvaises. Comme pour la naissance des êtres, le hasard avait joué, et peut-être aussi la santé des parents, Sonnets compris. Je publie aujourd’hui les 12 sonnets que je n’ai point tués » (Extrait de l’introduction).